SOCIALISTE AUJOURD’HUI, SOCIALISTE DEMAIN.

Dans une période de crise où les Français regardent à Droite sans aucun scrupule, jusqu’ aux extrêmes, les erreurs politiques ne sont plus permises. Il faut reconnaître que le parti socialiste a toujours balancé entre deux tendances: la gauche révolutionnaire qui veut tout bousculer pour créer de vrais changements et la gauche libérale qui s’adapte aux tendances du moment et à l’environnement politique.

Entre les deux, les mouvances qui se développent plus vite que la raison. A tel point que les leaders de chaque tendance revendiquent une place, un groupe, une motion avec une propension à contester toutes les décisions du parti au titre de leurs différences ,quitte à déstabiliser l’assemblée qui fait les lois. Chacun gère sa carrière politique au grès des événements, sans soucis de cohérence unitaire.

Je suis même à me demander si aujourd’hui il y a une majorité, chaque socialiste devenant un groupe à lui tout seul avec l’espoir d être leader de quelque chose. Mais de quoi? Alors notre parti est-il fait pour gouverner ou pour être dans une opposition permanente. Je suis persuadé que Solférino arrivera à fédérer tous les déçus et les recalés aux élections pour repartir avec une majorité de circonstance. Mais ne faudrait il pas une révision idéologique à la lumière du XXI ème siècle pour redonner une base politique et idéologique partisane adaptée aux grandes mutations de notre société? Nous devons être pragmatiques pour réussir ou se préparer à partir pour longtemps dans l’opposition.

Même si nos impôts ont globalement augmenté pour tous, que nos salaires et nos pensions sont gelés, que nos charges sont en constantes augmentations, reconnaissons que notre pays n’a pas connu l’austérité de la Grèce, de l’Italie, de l’Espagne,du Portugal ou de l’Irlande, aucun fonctionnaire en France n’a connu de réductions de salaires ou de ses pensions( de l’ordre de 10 à 15% dans les autres nations).

Il faut, comme dans toute la communauté européenne, diminuer les déficits budgétaires que la période Sarckozy a complètement fait exploser sans résultats significatifs. Le pays ne pourra maintenir la qualité de son service public, sa solidarité sociale et le maintien de ses prestations en vivant au-dessus de ses moyens, d’où l’effort collectif incontournable. J’ai l’impression que la classe moyenne (1650€ en France) en paye un fort tribut en plus de l’aide qu’elle apporte à ses enfants et à la dépendance de ses parents.

Par contre ce qui me gêne d’avantage c’est la relation avec le patronat du CAC40. Je ne suis ni anti-libéral, ni anti-mondialiste dans un monde en mutation et je sais qu’il ne peut y avoir d’emploi sans employeur. Mais est il normal que la première tranche versée pour le pack de responsabilité soit suivi d’un bonus de plus de 30% pour les actionnaires? L’argent public est une aide pour renforcer l’investissement productif créateur d’emploi, en particulier les PME-PMI, renouveler l’outil de travail, conquérir de nouveaux marchés et non pour majorer le bonus financier des actionnaires. C’est le résultat du travail productif qui doit bénéficier aux actionnaires, pas la spéculation.

Ne nous trompons pas, la relance de la croissance nécessite un temps de latence incompressible, le conseil économique évalue à 0,8% la croissance potentielle de la France. Donc, si on veut dire vrai il faut reconnaître que le pays va continuer à s’appauvrir collectivement, les déficits publics et sociaux vont se creuser et le renversement de la dette promet d’être difficile, mais l’effort est nécessaire et la participation des investisseurs est incontournable pour le bien vivre ensemble dans un pays de Liberté!

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