REFORME TERRITORIALE UN SUJET POLÉMIQUE

Le Président du conseil général propose un vœu àl’Assemblée départementale du 11 juillet s’opposant à la suppression des Conseils généraux. La politique a des logiques qui me surprendront toujours et qui me dépassent par leurs incohérences.

 Le Président Sarkozy avait faitvoter par le Sénat et l’Assemblée Nationale : le « Conseiller Territorial » à la fois Conseiller régional et départemental, que la majorité départementale a défendu « bec et ongles». Le Président Hollande, favorable au maintien des Conseils généraux, abroge les décrets mais son premier Ministre Valls annonce leur suppression. Retour à la case départ pour ensuite recréer sous une autre forme et provisoirement (jusqu’en 2020) un « Conseiller départemental ». Face à cela, Madame Pécresse, Présidente du groupe UMP yvelinoise, se prononce pour la suppression des départements.

 Aujourd’hui, le Conseil Général des Yvelines est loin d’être une institution idéale quand les compétences sociales ne sont pas complètement assurées, et qui mobilise par ailleurs, un budget colossal pour des actions facultatives ou sans effet sur le territoire. A cela s’ajoute la création d’Agences départementales satellites du conseil général qui croisent les compétences et augmentent les budgets de fonctionnement payés par les contribuables. On en perd son latin!

 Sur le fond, je pense qu’une réforme territoriale est nécessaire pour clarifier les strates administratives institutionnelles depuis que les regroupements de communes ont de nouvelles compétences. Là où on vide les communes de leur sens et où les intercommunalités ne sont pas abouties, on se doit de préserver la proximité avec les habitants et permettre le développement économique et la solidarité entre les territoires pour assurer leur pérennité.

 Si les conseils départementaux n’ont plus la prérogative d’exercer des compétences générales (clause générale de compétences), ils devront alors nécessairement se concentrer exclusivement sur les missions qui garantissent la justice sociale et l’égalité de traitement de la population sur la base de péréquations entre les territoires riches et les territoires pauvres.

 L’échelon départemental me paraît indispensable pour les questions sociales, la protection de l’enfance, le handicap, le vieillissement car il est au plus près de la population, assurant par ses relais le lien le plus étroit et immédiat entre l’administration et l’administré. Et, c’est déjà à ce niveau d’échelle que le Conseiller Général entretient avec la population de son territoire la meilleure lisibilité des problèmes et des solutions à apporter en dehors des réseaux partisans et des noyautages politiques.

 Non ! Je ne voterai pas ce vœu de la majoritédépartementale. La réforme territoriale est nécessaire. Et, je défendrai la révision des compétences départementales à condition que les missions de justice sociale et la mise en œuvre des péréquations entre territoires soient garanties

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