PROJET REGIONAL SANTE – analyse critique.

J’ai présenté le Projet Régional de Santé (PRS)au cours de la séance du 23 novembre du Conseil Général. La méthodolgie et les thèmes retenus sont logique et n’apporte aucun commentaire de ma part pour contribuer à l’amélioration du parcours et de la qualité des soins. Toutefois, je ferai plusieurs remarques:

  • L’abscence d’information sur les financements. La question des financements des mesures est éludée dans ce document, l’ARS rappelant qu’elle est fortement contrainte par le financement récurent de structures et qu’il convient de financer le projet par redéploiement des ressources. Les financements que l’ARS pourra dédier au service des polititiques qu’elle porte, telle que la prévention ou l’innovation, seront de fait trés réduites. De fait, on nous demande de valider un document sans évaluation financière et sans fléchage des financeurs.
  • L’abscence de lisibilité sur le rééqulibragedes territoires fragilisés. Le diagnostic se satisfait d’une bonne santé de la population des Yvelines et des équipements médicaux et sociaux suffisants qui nous font supposer que le département n’a pas à espérer des redéploiements de ressources significatives. Nous considérons que le PRS n’apporte pas de réponse satisfaisante aux déséquilibres territoriaux observés et n’anticipe pas les besoins essentiels des populations fragilisées. Les communes à Indice de Développement Humain (IDH2*) défavorable demandent plus de mesures spécifiques que les simples mesures de prévention.(Planning familial, PMI, maisons de santé, hopitaux de proximités…)
  • La prise en charge du vieillissement à actualiser. Faut-il rappeler que le diagnostic est réalisé à partir des statistiques de 2009-2010 en contradiction, dans le même document, avec les perspectives pour 2020 qui prévoient que le département des Yvelines aura la plus forte croissance de personnes âgées d’iles de France. on peut donc supposer que nous prenons un réel retard sur la prise en charge du vieillissement de la population et de la dépendance.
  • L’ accompagnement des handicaps à mieux garantir. Les modalités d’accompagnement de la personne handicapée au domicile ou dans le domaine ambulatoire (en concertation étroite avec le conseil général) doivent être mieux garanties. Il faut que l’ARS fasse appliquer la loi di 11 février 2005 et ce qu’elle interpelle ses partenaires régionaux en ce sens, en particulier: pour que les Maisons Départementales des Personnes Handicapées disposent des moyens nécessaires à l’évaluation des besoins des personnes handicapées, pour éxiger l’accéssibilité généralisée des personnes handicapées dans la cité,notamment la nécessité de rendre accessibles toutes les structures d’offre de santé, pour l’enfance handicapée, de promouvoir des modes d’accueil périscolaires adaptés qui permettent de favoriser la continuité des soins.
  • Des thématiques négligées. Certaines thématiques ne sont pas évoquéses alors qu’elles sont tout à fait prioritaires dans le contexte actuel comme: la santé mentale et psychiatrique, la santé des jeunes, les maladies de longue durée et l’addictologie.
  • Des sujets mal définis. Des restructurations hospitaliéres importantes sont en cours, avec comme risque, une hypercentralisation aux dépens de tous les territoires franciliens, une privatisation rampante et des personnels surmenés et non consultés. Ces restructuration aggraves la pénurie de recours aux soins de proximités, d’autant qu’aucune volonté d’organisation et de financement des Maisons de Santé sont affichée.

Le PRS, nous propose de signer un « chéque en blanc » qui engage le Conseil Général, comme la Région et les communes, sur un projet sans évaluation des financements et sans précision sur les éventuelles financeurs. mon avis est défavorable**.

*IDH2 défavorable: Mantes la jolie, Les Mureaux, Trappes, Chanteloup.

** vote de l’assemblée du 23 novembre 2012 défavorable à l’unanimité.

 

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